Face aux inondations récurrentes qui endeuillent chaque année plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, le Mouvement Martin Luther King (MMLK) lance un appel pressant aux autorités de la sous-région pour qu’elles passent d’une gestion réactive des catastrophes à une véritable politique de prévention.
Dans un communiqué publié le 30 juin 2026, le président du MMLK, le pasteur Edoh Komi, déplore que les mêmes scènes de désolation se reproduisent à chaque saison des pluies.
«« Chaque saison des pluies, c’est le même scénario qui se répète. L’eau monte, les maisons tombent, les rues deviennent des fleuves, et le peuple pleure. Il est temps d’aimer nos populations vivantes, pas seulement de compter les morts après », a-t-il déclaré.»
Le MMLK estime que les inondations ne sont plus uniquement des catastrophes naturelles, mais également la conséquence de dysfonctionnements dans la gestion urbaine. L’organisation pointe notamment les constructions dans les zones inondables et les lits des cours d’eau, l’obstruction des caniveaux par les déchets, l’absence de réseaux de drainage adaptés dans de nombreux lotissements ainsi que l’inefficacité des dispositifs d’alerte.
Pour inverser cette tendance, le mouvement formule plusieurs recommandations. Il préconise d’abord un important travail de prévention, avec le curage systématique des caniveaux avant le début des pluies, l’interdiction des constructions anarchiques dans les zones à risque et le renforcement de la sensibilisation des populations.
Le MMLK appelle également à une meilleure planification urbaine, intégrant le respect des écoulements naturels des eaux, la création de bassins de rétention et l’aménagement de zones vertes capables de limiter les effets des fortes précipitations.
En cas de catastrophe, l’organisation recommande une réponse rapide, coordonnée et dépolitisée, reposant sur des plans d’évacuation opérationnels et des stocks de secours prépositionnés afin de venir efficacement en aide aux populations sinistrées.
S’adressant aux élus locaux, le pasteur Edoh Komi les invite à agir en amont plutôt que d’intervenir une fois les dégâts déjà constatés.
«« Soyez sur le terrain avant la pluie, pas seulement avec les bottes devant les caméras après », a-t-il lancé.»
Le mouvement réclame en outre la réalisation d’audits publics après chaque saison des pluies afin d’évaluer les actions menées et de garantir une gestion transparente des ressources consacrées aux infrastructures de drainage.
« Une autorité qui laisse son peuple se noyer chaque année est une autorité qui a échoué. La vraie force d’un État se mesure à sa capacité à protéger le plus faible quand l’eau monte », conclut le président du MMLK.
De Lomé à Dakar, en passant par Abidjan, Cotonou, Ouagadougou et Bamako, les inondations saisonnières provoquent chaque année des pertes en vies humaines, des déplacements massifs de populations ainsi que d’importants dégâts matériels, rappelant l’urgence de renforcer les politiques de prévention et d’adaptation face aux aléas climatiques.


